Présence de coyotes en zone urbaine et en milieu rural


Les espaces verts qui font d’Ottawa une ville où il fait bon vivre sont aussi des endroits où de nombreux animaux sauvages ont élu domicile. Or, ces animaux sont souvent attirés par les secteurs suburbains, pour diverses raisons.

Récemment, on a signalé une augmentation du nombre de coyotes aperçus dans la région, en particulier dans les secteurs développés et densément peuplés. Lorsque des animaux sauvages menacent la sécurité du public, la Ville d’Ottawa collabore avec le ministère des Richesses naturelles (MRN) de l’Ontario pour régler la situation. Le MRN décide au cas par cas des mesures à prendre à l’égard de l’animal.

La Ville compte aussi collaborer avec la Rural Ontario Municipal Association et d’autres organismes à l’élaboration de solutions à long terme en ce qui concerne la faune.

Conseils et renseignements – Les coyotes dans la collectivité

Pour savoir ce qu’il faut faire lorsqu’on rencontre un coyote et pour obtenir des conseils sur la façon de protéger vos petits animaux, vos biens ou votre bétail contre les coyotes, cliquez ici.

Si vous voyez des coyotes, signalez-le

La Ville assurera un suivi du nombre de coyotes observés dans la région, afin de prêter main-forte au MRN et de répondre aux inquiétudes des résidents. Si vous voyez un coyote dans votre collectivité, communiquez avec le Centre d’appels de la Ville, au 3-1-1, ou envoyez-nous un courriel à l’adresse 311@ottawa.ca.

Recommandations du Comité des services communautaires et de protection

Le jeudi 4 février, le Comité des services communautaires et de protection de la Ville a approuvé les recommandations suivantes afin de régler la situation relative aux coyotes :

  • Demander au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario de revoir ses politiques de déplacement des animaux sauvages – notamment des animaux sauvages sains trouvés près des secteurs urbains et suburbains.
  • Le Comité et le personnel de la Ville travailleront avec la Rural Ontario Municipal Association et le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario afin d’élaborer une stratégie intégrée de gestion des coyotes – dont profiteront les résidents et les intervenants de toute la province.
  • Soumettre l’approche intégrée visant à régler la question des coyotes au Comité de l’agriculture et des affaires rurales de la Ville aux fins d’examen.
  • Deux services – les Services des règlements municipaux et le Service de l’urbanisme et de la gestion de la croissance – seront à la tête de la question relative aux coyotes.

Le coyote de l’Est - Feuille De Renseignements

Ministère des Richesses naturelles

DESCRIPTION

Le coyote de l’Est, présent presque partout en Ontario, est un mélange entre un coyote de l’Ouest, plus petit, et un loup de l’Est. La femelle pèse entre 13 et 16 kilogrammes, tandis que le mâle pèse entre 16 et 18 kilogrammes. On surestime souvent la taille et le poids des coyotes à cause de leur épais pelage et leur queue touffue.

Dans les lieux protégés, les coyotes vivent de huit à douze ans. Dans les zones où ils sont chassés ou les lieux à forte densité de population, comme dans le Sud de l’Ontario, où les collisions avec des véhicules sont courantes, la longévité des coyotes est inférieure à cinq ans.

Les coyotes vivent en couple, lequel peut durer toute la vie. Les coyotes sont des animaux territoriaux. Leur territoire, qui exclut généralement les autres coyotes reproducteurs, a une superficie qui varie entre quelques kilomètres carrés, si la nourriture est abondante, et plus de cent kilomètres carrés, si les proies y sont plus difficiles à trouver.

Le type d’alimentation, la taille de leur territoire et de leurs populations, ainsi que les taux de survie et de reproduction sont déterminés par la nourriture qui est disponible aux coyotes. La disponibilité de la nourriture influence aussi le moment où les petits quittent leurs parents et la distance que les jeunes parcourent pour établir leur propre territoire.

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CYCLE DE VIE

Le couple de coyotes se reproduit généralement en février. La femelle met bas une portée de deux à dix petits, le plus souvent cinq à six. Le mâle et la femelle prennent soin des petits et leur apprennent à chasser vers huit à dix semaines.

Les jeunes coyotes quittent le territoire de leurs parents pour établir leur propre territoire durant leur premier automne ou leur premier hiver. Une meute de coyotes se compose du couple reproducteur et des petits de la plus récente portée.

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ALIMENTATION

Le coyote s’alimente au hasard de ce qu’il trouve : proies, charognes (animaux morts), fruits, plantes. En hiver, il mange surtout des lapins, des lièvres et les chevreuils pris dans la haute neige. Au printemps, en été et en automne, il se nourrit de baies sauvages et attrape des petits mammifères (rongeurs, lapins, souris et campagnols) ainsi que des oiseaux, des amphibiens, des sauterelles et des faons de cerf.

Le coyote aide à lutter contre les ravageurs de cultures et de vergers, car il se nourrit surtout de petits rongeurs. Cependant, il arrive qu’il s’en prenne au bétail, comme les moutons, les agneaux et les veaux.

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HABITAT

Le coyote s’adapte très bien à son environnement. On le trouve le plus souvent dans des lieux ouverts et agricoles parsemés de terrains boisés et broussailleux. Toutefois, il vit aussi dans des espaces verts et des zones industrielles en milieu urbain.

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POPULATIONS

Les populations de coyotes dépendent de l’abondance ou de la pénurie de nourriture. S’il y a peu de nourriture disponible, le taux de mortalité augmente et le taux de reproduction baisse. Seuls 20 à 50 pour cent des petits survivent au-delà d’un an. Les humains sont responsables de la plupart des décès de coyotes, en les chassant, les piégeant et les renversant avec leur véhicule.

Répercussions de la chasse au coyote sur les populations de coyotes

Sur chaque territoire, un couple de coyotes reproducteur donne naissance à une portée de petits par an. Les mâles et les femelles reproducteurs vivent assez longtemps, car ils connaissent bien leur territoire et « prennent moins de risques » que d’autres coyotes.

La plupart des coyotes abattus sont des jeunes qui ont quitté le territoire de leurs parents et qui sont à la recherche de leur propre territoire et d’un compagnon. La chasse au coyote n’affecte ni la reproduction, ni le nombre de coyotes d’une année à l’autre. Sans territoire, la plupart des coyotes abattus auraient succombé de toutes manières assez rapidement.

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COMPORTEMENT

Depuis son arrivée en Ontario, il y a plus de 100 ans, le coyote s’est adapté à la fois au milieu rural et au milieu urbain de la province. De nos jours, le coyote de l’Est fait partie intégrante des divers paysages de l’Ontario et est le principal prédateur dans le Sud de l’Ontario où les plus grands prédateurs, comme l’ours et le loup, ne sont plus présents.

On entend les coyotes plus qu’on ne les voit, car ils émettent des hurlements, des aboiements, des grognements gutturaux et des glapissements durant la nuit. Le coyote hurle pour marquer son territoire et pour être localisé par les autres coyotes de la meute quand il chasse ou se déplace seul. Les hurlements permettent aussi de coordonner certaines activités de chasse.

Généralement, les coyotes craignent les gens et les évitent le plus possible, bien qu’ils se soient habitués à vivre à proximité des gens et des zones résidentielles. En milieu urbain, les coyotes sont des animaux nocturnes. Ils se déplacent la nuit à la recherche de nourriture et dorment la journée sous des buissons dans les zones boisées. Parfois, les coyotes en milieu urbain chassent la journée et peuvent s’attaquer à des animaux familiers, comme les petits chiens, dans les cours des zones résidentielles.

Il est inhabituel qu’un coyote ne craigne pas les gens. Il est fort probable qu’un coyote qui ne montre aucune peur des gens ou qui a un comportement agressif a été nourri directement ou indirectement, par exemple avec de la nourriture pour animaux familiers laissée à l’extérieur. Dans ces cas, le comportement agressif est dirigé vers un seul animal ou un groupe de personnes, et non vers la population de personnes en général.

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MESURES DISPONIBLES AUX PROPRIÉTAIRES FONCIERS

Les propriétaires fonciers peuvent prendre des mesures pour éviter d’attirer les coyotes sur leur propriété, protéger leurs animaux familiers et leur bétail, et réduire les possibilités de rencontrer un coyote. Pour plus d’information, consulter la feuille de renseignements du ministère intitulée Les coyotes dans la collectivité.

En vertu de la Loi sur la protection du poisson et de la faune, les propriétaires fonciers sont responsables de gérer les problèmes causés par les animaux sauvages qui se trouvent sur leur propriété. Ils peuvent harceler, capturer et relâcher un animal à proximité, ou tuer l’animal au besoin. De plus, ils peuvent avoir recours à des représentants autorisés par la loi à prendre ces mesures à leur place. Quiconque tue un coyote pour protéger ses biens dans les unités de gestion de la faune 1 à 42, 46 à 50 et 53 à 58 doit le signaler immédiatement au bureau du ministère de sa localité. Les propriétaires fonciers sont priés de se renseigner auprès de leur municipalité sur les règlements touchant l’utilisation des armes à feu dans leur région.

En ce qui concerne la gestion des coyotes, on sait que les primes et l’abattage sélectif ne sont pas efficaces. En effet, la plupart des coyotes abattus dans ces cas-là sont des jeunes faciles à attraper ou des coyotes qui traversent un territoire, et pas les adultes reproducteurs qui causent le plus souvent des ennuis. De plus, le système de primes ne cible pas les coyotes à problème, mais vise tous les coyotes qui se trouvent dans une région donnée. Une prime est une récompense financière pour la chasse ou le piégeage d’un animal. Les primes sont illégales en Ontario depuis 1972.

Il arrive que les municipalités et les comtés appellent « primes » le travail rémunéré des représentants autorisés par le ministère des Richesses naturelles à abattre les coyotes à problème, notamment pour tuer ceux qui s’en prennent au bétail. Ces autorisations sont accordées pour une courte durée et se limitent aux régions où se trouvent des coyotes à problème.

Par ailleurs, les recherches montrent que la relocalisation des coyotes ne donne pas de résultats satisfaisants. Les coyotes sont des animaux territoriaux qui se déplacent beaucoup. Déplacé dans une autre région, un coyote finit par entrer en conflit avec un coyote adulte plus âgé, car la plupart des régions sont déjà occupées par un couple dominant. En outre, il arrive que les coyotes parcourent des centaines de kilomètres pour revenir à l’endroit où ils ont été capturés. La relocalisation des coyotes favorisent aussi la propagation des maladies.

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RISQUES DE MALADIE

Les maladies et les parasites des coyotes peuvent affecter les chiens domestiques, mais rarement les humains. La rage est rare chez les coyotes de l’Ontario. Les coyotes contribuent même à réduire le nombre de cas de rage en Ontario, car ils capturent des renards, espèce encline à être atteinte par la rage.

Par contre, la gale animale est courante dans les populations de coyotes de l’Ontario. Cette maladie est causée par des acariens parasites qui se logent dans les couches externes de la peau de l’animal. La gale provoque de très fortes démangeaisons et peut tuer l’animal.

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POUR EN SAVOIR PLUS

Pour en savoir plus sur les coyotes, notamment sur ce qu’il faut faire s’ils posent problème, appelez le bureau de district du ministère des Richesses naturelles de votre localité. Si un coyote constitue une menace immédiate ou un danger au public, faites le 911.

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Scott Smithers, Kemptville District (613) 258-8214

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